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Fast Fashion

La mode jetable

Les multinationales de la mode jetable (fast fashion) créent un besoin illusoire qui nous fait consommer des vêtements neufs à très bas prix, de manière frénétique toute l’année et plus encore à chaque période de soldes, chaque promotion, chaque vente « privée ».

[ Articles des DNA du 1er mars 2020 (PDF) : Coalition contre la mode jetableConsommer la mode plus responsable ]

Pourtant, la facture finale est bien réelle et très coûteuse : l’industrie du textile est l’une des plus polluantes de la planète avec 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre. Un t-shirt pollue 2 700 litres d’eau et un jean fait 1,5 fois le tour de la planète avant d’arriver en boutique. Au final, 4 millions de tonnes de vêtements sont jetés chaque année en Europe.

Si les marques de fast fashion affichent une certaine éthique, elles préfèrent en réalité l’auto-contrôle de leurs chartes et codes de conduites à l’exigence des organismes indépendants. Par ailleurs, elles continuent d’ignorer les droits fondamentaux des travailleur·euse·s qui ne perçoivent pas un salaire vital (assurant les besoins fondamentaux d’une famille). Elles ignorent également la loi de 2017 sur le devoir de vigilance, les obligeant à mettre en œuvre des mesures de prévention des risques de violations des droits humains et des dommages environnementaux.

Extrait de la tribune rédigée par la Coalition et publiée dans les DNA les 29/02 et 1/03


Défi mode durable : une semaine pour tout changer

Et si vous profitiez du confinement pour changer la donne ?

Du 20 au 24 avril 2020, la Coalition anti-mode jetable a organisé un défi pour questionner notre rapport à la mode et aux fringues. Ou comment garder son style, tout en changeant le monde.

Chaque jour, une nouvelle étape a été mise en ligne sur cette page ainsi que les réseaux sociaux des membres de la Coalition. Tu trouveras le détail des étapes plus bas !

Alors, vous êtes prêts à tout changer ?

1ère étape du défi : s’informer sur la fast fashion et les moyens de s’en défaire !

Nous avons préparé une super sélection, et chacun devrait y trouver son compte !

Voici tous les liens vers ces ressources :

  • Toujours moins cher… mais à quel prix ? un livre de Majdouline Sbai (2019) : si nous ne souhaitons pas inciter à la commande durant la période de confinement, il est important de soutenir les librairies locales en cas d’achat. Les librairies strasbourgeoises Kléber et Le Tigre proposent un service de drive et/ou de livraison, dans le respect des consignes sanitaires.
  • Made in Bangladesh, un film de Rubaiyat Hossain (2019) : le film est disponible à la location pour moins de 5 euros, c’est abordable !
  • N’achetez surtout pas ces vêtements, une vidéo de la chaîne YouTube Le Tatou (2019) : par ailleurs, leurs autres vidéos sont super et très instructives, n’hésite pas à faire un tour sur la chaîne !
  • Faut-il ralentir la mode pour sauver le monde ?, un podcast de France Culture (2018) : ça a l’air intello comme ça, mais pas d’inquiétude, c’est très accessible…!
  • Le compte Instagram de Iznowgood, papesse de la mode éthique en plus d’être en train de faire un tour du monde… sans avion ! En voilà, un autre défi de taille !
  • La Mode Sans Dessus Dessous de l’ADEME, superbe condensé graphique de chiffres parlant sur l’industrie de la mode
  • ClearFashion, une application (iOS et Androïd) qui te permet de scanner l’étiquette de tes vêtements, et ainsi d’en savoir un peu plus sur leur fabrication et l’éthique de la marque.

Alors, qu’attends-tu pour faire le plein d’infos ? C’est l’occasion rêvée de se renseigner sur un sujet brûlant d’actualité. En plus, tu pourras briller à tous les repas de famille et entre amis post-confinement !

2ème étape du défi : faire un grand tri !

Les placards qui débordent, c’est un grand classique, même pour les plus écolos d’entre nous. Alors, pourquoi pas faire un tri ? Ranger son dressing, c’est un peu ranger sa tête, finalement.

Au pied de sa montagne de vêtements, on peut se sentir un peu désespéré.e : par où commencer ? Et cette jolie robe offerte par mon ex que je ne mets jamais, mais que je garde en pensant qu’elle a une valeur sentimentale, j’en fais quoi ? Je la jette, je la donne, je la vends ?

Une solution : se poser et réfléchir. Si certains vêtements peuvent nous rappeler de bons souvenirs, nous gardons la majorité d’entre eux par habitude. L’objectif, c’est de garder l’essentiel : les vêtements qui ont effectivement une valeur sentimentale indéniable, les vêtements pratiques, mais surtout les vêtements que l’on met vraiment ! Une idée : si tu ne l’as pas mis depuis 1 an, tu ne le remettras sûrement pas…

Alors tu en fais quoi, de ces vêtements qui débordent ? Par pitié, s’ils sont en bon état, ne les jette pas ! Certain.es en ont sûrement envie et/ou besoin. C’est ce qu’on appelle l’économie sociale, solidaire et circulaire. Deux options :

  • Donner à des structures issues de l’Economie Sociale et Solidaire (Emmaüs, Vétis, Le Relais…), sur des sites de don (Donnons.org, groupes Facebook) ou tout simplement à tes ami.es, ou encore durant une zone de gratuité !
  • Vendre sur des plateformes dédiées, comme Vinted et Leboncoin*. Attention : ces plateformes peuvent inciter à revendre pour racheter. Ne te laisse pas avoir par la machine à surconsommer ! Le but ici, c’est bien de s’alléger.

Vêtements en mauvais état ? Fais-en des torchons, des éponges, ou mets-les dans les bennes prévues à cet effet. Il y en a plein à Strasbourg, tu en trouveras sûrement une près de chez toi !

*Nous rappelons que les vêtements ne sont pas des marchandises essentielles. Nous recommandons vivement d’expédier les colis après la période de confinement afin de ne pas surcharger les services postiers et mettre en danger les livreurs, déjà sur-sollicités par des commandes non-essentielles (on estime que la masse de colis du moment équivaut à celle d’un mois de décembre…). 

3ème étape du défi : repenser sa consommation et s’orienter vers des réflexes écologiques, écoresponsables et… économiques !

Maintenant que tu t’es renseigné sur les conséquences de la fast-fashion et que tu as commencé ton tri, il faut envisager la suite !

Heureusement, de nombreuses options existent pour consommer des vêtements de manière responsable, en respectant la planète et les travailleurs. Entre la réparation, les boutiques solidaires, de seconde main et de mode éthique, tu as de quoi faire !

N’oublie pas que si tu n’as besoin de rien, il n’est même pas la peine d’acheter ! Si tu as tout ce qu’il faut, c’est très bien ainsi.

Si un besoin ou une envie te prend, voici nos bonnes adresses locales :

Dans cette boutique éthique, tu rencontreras Louise, qui pourra te parler de mode éthique et des labels qu’elle préfère. Ce sont des sujets qu’elle connaît bien ! Dans toutes les autres boutiques, n’hésite pas à papoter avec les vendeurs et les gérants : ils auront certainement plein de choses à t’apprendre sur cette nouvelle manière de s’habiller !


Affichage pirate contre Primark

(par Alternatiba/ANV COP 21 et Extinction Rébellion)

Samedi 22 février 2020, une dizaine de militant⋅e⋅s d’Extinction Rebellion Strasbourg et Alternatiba ⋅ ANV ⋅ Strasbourg ont remplacé des affiches publicitaires du centre-ville par des messages annonçant l’annulation de l’ouverture du #Primark et le lancement d’un appel à projet « 7000m² pour l’Économie Sociale et Solidaire ».

Notre but ? Dénoncer l’inaction de Strasbourg dans la lutte contre l’implantation d’enseignes nocives pour le climat et le droit des travailleurs.

La fast fashion est un désastre social et écologique et nos représentants n’ont rien fait pour empêcher son installation ! Lisez le communiqué de Presse (PDF).


Coalition contre la mode jetable

Primark s’installe à Strasbourg !

L’ouverture de Primark annoncée pour fin 2019-début 2020 doit être l’occasion pour les citoyens de se rassembler et de commencer une lutte non violente mais acharnée contre la mode jetable à Strasbourg.

Géant de la mode jetable, cette entreprise va dédier dès ce printemps 7 000 m² de notre ville à des activités commerciales au parfum d’écocide et d’esclavage. Dans ces conditions, nos collectifs lancent une coalition locale contre la fast fashion.

En unissant nos forces, nos savoir-faire et nos motivations, nous sommes capables de changer la donne.

Voici nos objectifs :

  1. Transformer la politique de la ville, afin qu’elle s’oppose à l’installation d’entreprises qui contredit le plan climat et la volonté affichée d’économie sociale et solidaire.
  2. Sensibiliser les citoyens aux dégâts irréversibles de la fast fashion en leur proposant d’autres manières de consommer, plus responsables, plus ludiques et plus humaines.


Actions passées et à venir de la coalition :

  • la publication d’une tribune pour mettre le sujet à l’agenda politique
  • des actions de désobéissance civile pour interpeler l’entreprise, la municipalité et les citoyens
  • des actions de sensibilisation et de promotion des alternatives


Les membres de la coalition :


Semaine de la SERD 2019 à Schiltigheim

Lors de cette semaine de l’environnement organisée par Zéro Déchet Strasbourg et la ville de Schiltigheim, de nombreux ateliers et conférences sur le zéro déchet ont eu lieu à la mairie. Un des grands thèmes concernait la fast fashion (mode jetable).

Zone de gratuité : samedi toute la journée

La fast fashion, vous connaissez ? L’industrie textile est la deuxième la plus polluante au monde… Pas très réjouissant. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions ! Consommer mieux en achetant éthique et de seconde main, réparer ses vieux vêtements avec les méthodes d’éco-couture de Tadam, et tout simplement consommer moins…

Puisque ce sujet tient à coeur à Zéro Déchet Strasbourg, nous avons décidé de sensibiliser positivement à un autre mode de consommation qui risque de vous plaire : la seconde main gratuite ! Nous avons donc proposé au public d’apporter les vêtements qu’il ne porte plus, afin d’en faire profiter quelqu’un d’autre gratuitement !

Les vêtements en état moyen mais réparables étaient les bienvenus, car réparés lors de l’atelier d’éco-couture. Le reliquat non donné à la fin de l’événement à été donné à la Croix Rouge.

Conférences

Des conférences « Désencombrement et minimalisme » par Marie Hoffsess, et « Voyager en mode zéro déchet » par l’essence du voyage ont complété les informations utiles quant à l’utilisation de vêtements de façon « slow ».


Semaine de la SERD 2018 à Schiltigheim

Fast Fashion, Une mode éthique est elle possible ?

Qu’y a-t-il derrière une chemise achetée chez Zara, une paire de baskets dégotée chez Kiabi ou un survêtement soldé chez Decathlon ? Pendant plusieurs années, Majdouline Sbai a mené l’enquête sur la « fast fashion » et ses impacts sociaux et environnementaux. Car l’histoire de l’industrie de la mode résume de façon caricaturale la mondialisation de l’économie. À force de produire toujours plus, toujours plus vite, elle est devenue la deuxième industrie la plus polluante du monde. En vingt ans, les Français ont ainsi doublé leur consommation de vêtements. 30 % de leurs achats ne seront pourtant jamais portés, et ce sont 600 000 tonnes de textile qui sont jetées chaque année.

Avec Majdouline Sbai, nous avons décrypté les enjeux de l’industrie textile mais aussi les perspectives positives qui se dessinent!

Auteure du livre « une mode éthique est elle possible »

Sociologue spécialisée en environnement, Majdouline Sbai a grandi dans le Nord, au coeur du territoire historique du textile français. Elle a cofondé l’université populaire & citoyenne de Roubaix, qui mène des actions d’éducation auprès d’un public non académique. Membre du collectif Éthique sur l’étiquette (ethique-sur-etiquette.org), elle participe à l’émergence d’initiatives de transition écologique et sociale dans les Hauts-de-France et à l’international. Depuis 2016, elle s’investit pour rendre visibles les innovations de la mode plus responsable et développe Après la chute, qui propose des solutions de réemploi et recyclage textiles par le design.

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